Energie

Les investissements ESG : Meilleurs pour les investisseurs comme pour la planète

02.09.2021
par Fokus Online

« L’intérêt des investisseurs institutionnels et privés pour les investissements “durables” ne cesse de croître chaque année. En réponse, fonds d’investissement et gestionnaires d’actifs se tournent vers ce sujet. Une offre que Nordea Asset Management, premier gestionnaire d’actifs nordique, développe depuis plus de trois décennies », explique Hilde Jenssen, responsable de l’équipe Fundamental Equities.

Nordea est un précurseur des investissements ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance). En témoigne l’établissement de ses premiers fonds « durables » dès la fin des années 1980, alors que le concept était encore méconnu. Son premier fonds climatique date, lui, de 2008. « Aujourd’hui, nous constatons une véritable explosion des fonds ’’éthique’’ ainsi qu’une augmentation de l’afflux de capitaux », explique Hilde Jenssen. « Le premier semestre 2021 a été marqué par un afflux de quelque 140 milliards d’euros dans les fonds d’actions. Un euro sur trois y fut alloué à des fonds ESG. Afin de mettre en perspective, c’est trois fois plus qu’il y trois ans. »

Pour Hilde Jenssen, ce boom n’en est qu’à ses débuts. « La première raison est l’énorme demande pour les investissements ESG : investisseurs institutionnels, fonds de pension, mais aussi entreprises et investisseurs individuels veulent tous s’engager dans ce type d’investissements. Ensuite, nous constatons une prise de conscience du monde des affaires. Aujourd’hui, tout le monde s’accorde à dire que les entreprises peuvent apporter des solutions face aux défis que connaît le monde. Le troisième moteur de cette croissance est la réglementation. L’UE, par exemple, aligne une grande partie de ses incitations économiques sur des objectifs climatiques et environnementaux. »

Au sein même des fonds, l’analyse des investissements durables connaît un rapide essor grâce au progrès galopant de l’accessibilité des données ESG. D’après Hilde Jenssen, « les dépenses en matière de données ESG ont atteint près de USD 850 millions en 2020, près de 25 % de plus qu’en 2019. Nous tirons nos données de divers fournisseurs de données ainsi que des entreprises elles-mêmes, mais cela étant, la décision finale en matière d’investissement repose sur une évaluation humaine. Notre force réside dans notre capacité d’évaluer l’avenir en soulevant les bonnes questions, sur les initiatives prises par les entreprises en matière de réduction de carbone, de gestion de leurs futurs déchets, l’engagement de leurs directions, etc. Les entreprises qui s’inscrivent dans cette tendance sont susceptibles de réaliser d’excellentes performances dans les prochaines années, un point qui intéresse évidemment les investisseurs. Il en va de même sur les marchés des capitaux : les entreprises qui poursuivent des objectifs ESG solides ont un meilleur accès au capital de croissance, un aspect essentiel qui renforce leur position par rapport à la concurrence. » 

Les entreprises qui s’inscrivent dans cette tendance sont susceptibles de réaliser d’excellentes performances dans les prochaines années.

— Hilde Jenssen

Dans les bureaux de Nordea à Copenhague et Stochholm, l’équipe Fundamental Equities, constituée de 25 gestionnaires de portefeuille et analystes, travaille avec une équipe de 20 spécialistes ESG, pour sélectionner les bonnes entreprises dans lesquelles investir. « Cela implique une combinaison de big data et d’intuition humaine », explique Hilde Jenssen. « Chaque entreprise-candidate est soumise à une analyse à la fois quantitative et qualitative. Dans le cadre de l’analyse quantitative, nous rassemblons autant que possible les données pertinentes, en signalant les principaux risques et opportunités ESG. S’en suit une estimation interne, par nos gestionnaires de portefeuille et spécialistes ESG, au terme de laquelle nous évaluons la matérialité des risques et l’impact financier potentiel. Ce processus mêle les forces de l’Humain et de la Machine, dans le meilleur intérêt de tous. »

Lors de cet exercice, Nordea recalibrera les flux de trésorerie futurs afin de miser sur l’avantage stratégique durable d’une entreprise. Les coûts supplémentaires requis pour atteindre de futurs objectifs environnementaux seront par exemple anticipés. Cette méthode permet de dresser un aperçu de la résilience et de la pérennité des entreprises. Dès lors, un fabricant de puces pour voitures électriques, tel qu’Infineon, sera bien mieux noté qu’une entreprise issue du secteur des mines de charbon. 

L’approche responsable de Nordea en matière d’investissement remporte une forte adhésion auprès de ses clients. Le fait que Nordea soit un gestionnaire de fonds « européen » constitue également un atout. « L’Europe fait figure de précurseur dans le domaine ESG », rappelle Jenssen. « Mais nous constatons que les choses bougent ailleurs également. Les États-Unis comblent rapidement leur retard et, dans les pays asiatiques comme la Chine, nous notons également d’énormes ambitions et des efforts à la mesure de celles-ci. Les différentes parties du monde évoluent à des rythmes différents, mais globalement dans la même direction. »

 

Hilde Jenssen
Head of Fundamental Equities

 

 

 

 

 

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