Denis Ducarme
Business

Denis Ducarme : L’entrepreneuriat pour relancer l’économie

10.09.2020
par Fokus Online

La pandémie du COVID-19 engendre une crise économique dont on n’aperçoit encore que la pointe de l’iceberg. Celle-ci ne trouve toutefois pas sa cause dans l’économie elle-même dont les fondamentaux étaient jusqu’alors robustes. Comment, dès lors, relancer la machine ? 

Les politiques de soutien à l’entrepreneuriat avaient porté leurs fruits, nous avions vu apparaître une augmentation notable du nombre de PME et une diminution appréciable du nombre de faillites. Une crise sanitaire a entre-temps bouleversé la donne. Des pans entiers de notre activité économique ont été contraints de cesser de fonctionner. C’est un séisme dont notre économie ne se relèvera que si l’on prend à bras le corps plusieurs chantiers. 

Une évidence tout d’abord : la maîtrise de la pandémie. Le premier remède passe par les politiques de santé publique. Puis par les mesures de soutien aux secteurs. Inutile de rappeler la panoplie de mesures déployées pour amortir le choc : droit passerelle, gel des faillites, accord bancaire, chômage temporaire, report et dispense de paiement des cotisations sociales, etc. Doivent également être mises en place des politiques de relance. Je n’évoquerai ici que les pistes relevant de la politique des PME. 

Le rétablissement de la confiance des consommateurs sera essentiel pour le redéploiement de l’activité économique. C’est en cela que j’ai initié dès le mois d’août une campagne incitant nos concitoyens à soutenir les commerçants, les artisans et l’horeca. Mais il passera également par l’esprit d’entreprise, poumon de notre économie. 

Ne l’oublions pas : soutenir l’entreprise, c’est soutenir l’emploi.

Les politiques publiques devront plus que jamais être en appui. Ne l’oublions pas : soutenir l’entreprise, c’est soutenir l’emploi.

Aider les entrepreneurs à reprendre leurs activités par des politiques de déconfinement bien construites. Soutenir les entreprises qui auront besoin d’évoluer, d’innover, de se réinventer, voire de se restructurer. Dans les secteurs fortement touchés, il sera impératif d’aider les entreprises à s’orienter vers de nouvelles activités et d’affiner nos mécanismes de protection des revenus. Je pense ainsi au droit passerelle de reprise et au droit passerelle faillite. Il faudra : soutenir le passage au numérique ; aider à la restructuration rapide d’entreprises (je pense à la réforme des procédures de réorganisation judiciaire) ; satisfaire aux besoins de financement des entreprises et veiller à assurer leurs besoins en liquidités. Il sera nécessaire d’appuyer nos politiques de soutien à l’entrepreneuriat féminin. Les politiques d’entrepreneuriat de la seconde chance devront devenir une priorité absolue à tous les étages de l’Etat, en particulier lorsque les pouvoirs publics sont créanciers d’entreprises en difficulté. Il faudra construire des chaînes d’approvisionnement qui rendront leurs lettres de noblesses à nos entrepreneurs locaux. Et bien entendu, il sera impératif que nos politiques fiscales soutiennent la création d’activité. 

La sortie de crise sera ce faisant, en grande partie l’œuvre de nos entreprises, pour le bien être de chacun.

Auteur : Denis Ducarme, Ministre des Classes moyennes, des Indépendants, des PME, de l’Agriculture, et de l’Intégration sociale, chargé des Grandes villes

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