Enfant

Faire rimer éducation avec ludique, pratique et pédagogique !

C’est l’un des secrets les moins bien gardés dans le petit monde de l’éducation. Et c’est, malgré tout, l’un des moins appliqués. Pourtant, l’apprentissage et la créativité passent bel et bien par des jeux éducatifs.

Il suffit d’une recherche rapide sur le web pour réaliser à quel point les méthodes d’éducation se réinventent constamment et qu’il ne se passe pas une rentrée scolaire sans que de nouvelles méthodes, plus ou moins adroites et révolutionnaires, ne voient le jour. Dans ce fourmillement, il existe bien entendu des pistes intéressantes à suivre. Reste encore à les débusquer.

Bref, les outils pédagogiques évoluent constamment, et il est important de choisir les meilleurs d’entre eux. Et ce n’est pas Marcel Cors, fondateur de « Gai Savoir », éditeur et diffuseur d’ouvrages et matériel scolaire, qui dira le contraire. « Et ce qu’il faut bien comprendre, avant tout, c’est que l’éducation, c’est aussi à la maison. Tout simplement parce que l’école ne peut pas tout. Et que l’apprentissage, c’est aussi le métier des parents et des grands-parents. » Mais encore faut-il bien différencier les choses. Et que chacun reste dans son rôle : « L’éducation en général est la tâche de tous. Tandis que l’enseignement relève, bien entendu, exclusivement de l’école. Les choses doivent se compléter : les mots ’’éducation’’ et ’’enseignement’’ ne sont pas anodins et recoupent des réalités différentes. C’est logique, mais pas toujours évident au quotidien. Toutefois, il est bel et bien entendu, et essentiel, que ce qui se transmet à la maison ne détruise pas ce qui se fait à l’école. Et inversement. » 

Les bons outils pédagogiques pour une créativité décuplée !

Toutefois, pour que cette dernière puisse jouer son rôle le mieux possible, deux critères sont essentiels : tout d’abord du bon matériel scolaire, adapté aux évolutions des mœurs et des méthodes, élaboré par des spécialistes en la matière. Puis, une ouverture de l’école sur le monde.

Concernant le premier point, Marcel Cors est intarissable, solide supporter d’Aristote et convaincu par la sentence de ce dernier : « Rien dans notre intelligence qui ne soit passé par nos sens. » Il continue : « Je me répète cette phrase presque quotidiennement. Jouer est essentiel, tout simplement parce que c’est le meilleur moyen de faire passer les connaissances. S’amuser et avoir du plaisir reste le moyen optimal de ne jamais oublier les choses apprises durant ces moments-là ! Concernant le premier critère, celui du matériel le plus adapté possible. Pour la lecture tout d’abord, je pointerais ce que l’on appelle ’’la Méthode des Alphas’’, permettant d’apprendre à lire avec plaisir. Associer les aspects pédagogiques et ludiques est essentiel et cette méthode l’a parfaitement intégré. Autre matériel éducatif, par exemple : des réglettes de calcul adaptées en mathématiques :  »Les nombres en couleurs », pour que calculer devienne, là aussi, un jeu d’enfant, dans tous les sens du terme ! Mais, bien entendu, tout ceci ne fonctionne que si l’enseignant y croit et a envie de s’investir. Il est aussi important d’expliquer aux élèves le lien entre ce qu’ils apprennent et les applications concrètes de leur bagage. Par exemple, bien leur faire comprendre qu’un avion ne vole pas sans les mathématiques et la physique. » 

Vient suite le second aspect des choses : sortir des murs de l’école. « Ce qui se fait malheureusement de moins en moins », déplore notre interlocuteur. « Alors que, simplement, se promener avec sa classe autour de l’école peut stimuler l’apprentissage et la créativité. Par exemple, pour l’Histoire grâce aux noms des rues, pour les mathématiques et autres en observant le matériel entreposé et nécessaire à un chantier dans le coin, ou encore pour la biologie en explorant les espaces verts à proximité. À ce titre, j’ai observé un changement dans la manière d’appréhender les choses. Les professeurs partaient plus en balade avec leurs classes il y a 50 ou 60 ans d’ici. Depuis, ces possibilités ont été de moins en moins offertes au corps enseignant. Et c’est bien dommage. Car cette méthode d’apprentissage ’’hors des murs’’ a aussi son importance ! » De manière générale, l’aspect pratique de l’éducation a donc tendance à diminuer. « Alors que c’est tellement plus enrichissant de privilégier des activités manuelles au lieu de distribuer des feuilles de cours photocopiées. Et là, soyons clairs, je ne critique pas les enseignants, mais je pointe un système qui risque fort de passer à côté de l’essentiel s’il ne se remet pas en question. » 

Jouer est essentiel, tout simplement parce que c’est le meilleur moyen de faire passer les connaissances.

Impliquer les élèves !

Autre bonne idée pour mêler les aspects pratiques, ludiques et éducatifs : impliquer les enfants dans certains aspects de la gestion de la classe. Marcel Cors creuse son idée : « Je pense par exemple, simplement, à la commande des fournitures scolaires. Aujourd’hui, c’est souvent considéré comme une corvée par les enseignants. Alors que tout cela pourrait se transformer en un magnifique outil pédagogique si l’on s’y met en classe, et en compagnie des élèves. C’est une toute belle occasion de leur apprendre à dresser des listes et des inventaires, de chiffrer le tout, d’apprendre à calculer un bilan, et d’apprendre à anticiper des besoins futurs. Et donc, de leur faire intégrer la notion de stocks et de renouvellement de ceux-ci. 

Bref, de la lecture aux mathématiques, en passant par des rudiments de comptabilité et l’apprentissage du vocabulaire adapté à toutes les démarches intervenant dans le fait de passer et gérer une commande, cette façon de procéder pourrait s’avérer très riche en termes d’apprentissage et d’ouverture à la créativité. Les élèves pourront aussi, à l’occasion, poser et se poser des questions inattendues, mais c’est bien l’objectif ! C’est en s’interrogeant que l’on progresse ! »

Un avenir professionnel encore à inventer…

Et puis, les matières à assimiler évoluant au rythme d’un avenir professionnel de plus en plus large et riche en perspectives, mais aussi paradoxalement de plus en plus incertain, une question centrale se pose quant au choix des matières essentielles à privilégier dans un processus d’apprentissage. « Les parents se trouvent souvent désemparés face aux lacunes de leurs enfants. Alors que l’on peut bien entendu se poser la question différemment. Et se demander : ’’Que savent-ils d’autre, à part ce qu’ils ne savent donc pas ?’’ Et là, encore faut-il aller au bout de la réflexion, et voir si ce surplus de connaissances ne les fait pas passer à côté de choses essentielles, mais trop vite reléguées au rang de fausses inutilités. Je pense, par exemple, aux cours d’Histoire. Ils sont régulièrement remis en cause dans ce qu’ils sont censés apporter. Alors que l’adage selon lequel ’’Il faut connaitre son passé pour comprendre son présent’’ est bel et bien toujours d’actualité. Si pas plus qu’avant, même, de nos jours. Bref, si on peut remettre en question le format des cours d’Histoire, il ne faut pas oublier non plus qu’il existe un socle d’apprentissage dont on ne peut pas faire l’économie. Et les notions historiques en font clairement partie. »

Le gai savoir est toujours préférable à la triste ignorance

Tout cela sans oublier une donnée fondamentale : vu la vitesse à laquelle évoluent les technologies, le métier que les enfants d’aujourd’hui choisiront demain, s’ils ont la possibilité de le choisir, n’existe peut-être même pas encore. « Et c’est bien la raison pour laquelle l’école doit transmettre des connaissances globales et non des recettes toutes faites ou des ’’bons trucs’’ pour résoudre un problème sans vraiment l’avoir compris. Par exemple, dans les mathématiques, mais aussi ailleurs. C’est valable pour toute réflexion, et donc pour toute matière. »

Et là, on tombe dans l’éternel puits de mépris où on cantonne encore trop souvent les études plus pratiques, voire « professionnelles ». « Elles sont trop souvent considérées comme des voies de garage, où l’on envoie des élèves que l’on estime indignes de suivre une autre filière. Alors que l’on y apprend des choses très précieuses, car très concrètes », confirme Marcel Cors. « Je militerais même pour que chaque élève suive, ne fût-ce qu’un peu, une formation axée sur la pratique et le professionnel. En d’autres termes, se choisir un métier qui l’attire et tout faire pour arriver à le pratiquer. » 

Mais, de toute façon, sans jamais oublier de lier le plaisir à l’apprentissage dans le processus d’éducation. Car, comme le glisse notre homme avec un tout grand clin d’œil, « Le gai savoir est toujours préférable à la triste ignorance. »

23.09.2021
par Fokus Online

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Gai Savoir développe, édite et imprime des ouvrages conformes aux socles de compétences. Il est aussi diffuseur exclusif de Alphas, Mdi, Sed et diffuseur scolaire de Belin, Larousse, Le Robert, Magnard. « Gai Savoir » est donc le seul éditeur scolaire belge francophone indépendant. En outre, nous sommes membre du groupement « Majuscule » (coopérative qui regroupe environ 200 papetiers et « fournituristes » français). Enfin, notre bureau d’études est à votre disposition, gratuitement, pour vous conseiller, réaliser les plans d’aménagements, les descriptifs techniques ainsi que les devis pour des locaux scolaires.

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