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Pieter Timmermans: L’international, plus que jamais un must !

09.09.2021
par Fokus Online

Le commerce et les investissements internationaux sont essentiels dans une économie ouverte comme celle de notre pays. Le bon fonctionnement des chaînes de valeur mondialisées, essentielles, est largement déterminé par la diversification de nos imports-exports.

Cette machine bien huilée est pourtant très vulnérable aux évolutions extérieures. Brexit, blocage temporaire du canal de Suez ou encore restrictions à l’exportation dans le contexte Corona.

Cependant, malgré tous les obstacles, le commerce international devient une option viable pour de plus en plus d’entreprises. Notamment grâce aux possibilités offertes par les progrès technologiques. Faute d’avoir un marché intérieur énorme, nous sommes obligés de regarder au-delà de nos frontières. Pour nombre d’entreprises, plus qu’une option, c’est une condition de leur croissance et donc de notre prospérité nationale.

D’autant que l’international ne se limite pas à l’Union européenne. Le monde regorge d’opportunités, tant pour les acteurs émergents que pour les poids lourds. L’enjeu est de les reconnaître, de les évaluer et de les calculer correctement, et enfin de les exploiter. Chaque entreprise selon sa stratégie : en tant que fournisseur de multinationales, par le biais d’exportations, d’investissements directs, du commerce électronique, en nouant des partenariats, etc.

Pour nombre d’entreprises, le commerce international est une condition de leur croissance.

— Pieter Timmermans, CEO VBO FEB

Dans la course à l’international, il est crucial de soutenir et d’encourager le « free, fair and rules based global trade ». N’est-il pas contre-nature que certains pays recourent à des mesures protectionnistes et ralentissent ainsi le commerce international ? Il nous appartient de protéger nos entreprises de ce genre d’opportunisme primaire. Nous devons également soutenir le commerce et garder ouverte la fenêtre sur le monde, sans nous montrer naïfs à ce sujet, surtout compte tenu de la vision utopique de « l’autonomie stratégique » de l’UE vis-à-vis du reste du monde.

Enfin, nous devons inciter nos entreprises à regarder au-delà des frontières et à valoriser leurs produits et services sur les marchés du monde entier. La reprise économique en Asie et aux États-Unis offre certainement des perspectives. Cela signifie aussi qu’il faut débattre des mérites économiques des accords de libre-échange négociés par l’UE.

La Fédération des entreprises de Belgique suit de près les évolutions sur la scène nationale et internationale. Lorsque cela est nécessaire et pertinent, nous promouvons et défendons autant que possible les intérêts de nos quelque 50 000 membres, fédérations sectorielles et entreprises. Nous sommes convaincus que le commerce et l’investissement seront déterminants pour notre stratégie de relance. C’est pourquoi il est aujourd’hui plus important que jamais de restaurer, renforcer et ancrer structurellement les relations commerciales internationales dans notre tissu économique.

par Pieter Timmermans, CEO VBO FEB
photo ©VBO FEB

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