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« La pénurie de bras dans le secteur infirmier n’est pas une fatalité ! »

26.05.2022
par Fokus Online

Il manque de bras dans le secteur infirmier, ce n’est plus un secret pour personne. Heureusement, des solutions existent pour former des jeunes, mais aussi pour accompagner les personnes désireuses de quitter leur secteur d’activité pour rejoindre celui des soins de santé.

On en parle surtout depuis la pandémie de COVID, mais la pénurie remonte à bien avant l’irruption du virus dans nos vies. En effet, cela fait longtemps que le secteur des soins infirmiers est en sous-effectif. Même s’ il faut reconnaître que la période d’où nous sortons aura aidé à faire converger davantage de regards vers ce domaine d’activité, attirant ainsi des personnes désireuses de bifurquer vers une fonction davantage porteuse de sens. En l’occurrence celle d’infirmier ou d’infirmière. Pour autant, les soucis de pénurie ne sont pas réglés. Loin de là…

Heureusement, le secteur n’est pas seul face à ses problèmes. Le gouvernement fédéral a en effet récemment octroyé une importante somme d’argent afin de permettre des embauches, tandis que le secteur consacré aux formations a, lui aussi, bénéficié d’un peu de moyens supplémentaires.

Au sujet des formations, épinglons, par exemple, le projet #choisislessoins, via lequel des employé(e)s d’autres secteurs peuvent commencer une nouvelle carrière en tant qu’infirmier(ère)s ou professionnel(le)s de la santé grâce à une formation à temps plein. Cette année, 478 candidat(e)s ont réussi les tests de sélection et sont actuellement à la recherche d’un employeur dans le secteur de la santé. En tant qu’employeur, il vous est toujours possible de vous porter candidat-employeur et de donner une chance à une ou plusieurs de ces personnes. Vous avez la possibilité de signer un contrat de travail avec un(e) ou plusieurs candidat(e)s. Sachez aussi, pour l’avenir, que pendant la période de formation, leur salaire est financé par le FINSS, Fonds Intersectoriel des Services de Santé.

La partie la plus importante du travail infirmier se situe là : dans la relation avec le patient.

- Christine Van Dam, Responsable de Projet FINNS

Par ailleurs, il existe bien entendu également des études d’infirmière pour les plus jeunes. Elles attirent du monde, elles aussi. Mais pas encore assez…

La solution ? Le secteur doit apprendre à mieux se vendre, à redevenir attractif. Il s’agit d’un enjeu central, qui doit être poursuivi par tout le monde. Par exemple, même si les soins infirmiers se doivent d’entourer le patient 24 heures sur 24, il importe d’aménager des horaires de travail tenables pour tous.

Pour résumer, je dirais que l’embauche de nouvelles recrues dans le secteur garantira, aussi et surtout, de bonnes relations humaines avec le patient, ce qui est bien entendu essentiel. Car la partie la plus importante du travail infirmier se situe là : dans la relation avec le patient ! Une relation humaine aujourd’hui trop souvent sacrifiée sur l’autel du manque de personnel, obligé de passer trop vite d’une chambre à l’autre.

Et c’est précisément parce que les emplois infirmiers combinent humanité, proximité et connaissances médicales qu’ils sont passionnants et valent largement d’être envisagés !

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