Energie

Vers des maisons de plus en plus bioclimatiques !

02.09.2021
par Fokus Online

Maisons passives et bioclimatiques sont aujourd’hui au coeur des préoccupations des particuliers, pour leurs nouvelles constructions comme leurs rénovations ! Plus qu’une mode, cela devient une norme, qui améliore significamment la qualité de vie de l’occupant.

Tout à y gagner ? « D’un point de vue énergétique, le ROI se voit sur la première facture », explique l’architecte Thierry Wantens (2architectes). Une facture allégée, certes, mais pas annulée. « Une maison bien isolée consomme en principe moins. Mais beaucoup pensent qu’ils ne paieront plus rien dès les travaux terminés, ce qui n’est pas le cas. Cela se fait sur le long terme. » Pour l’habitant, un autre impact positif d’une maison passive ou bioclimatique concerne les matériaux utilisés, qui sont plus sains pour la santé. Une préoccupation importante pour les propriétaires et futurs propriétaires, qui souhaitent avoir le moins de produits chimiques possibles dans comme sur leurs murs. « Ça a un réel impact sur le confort et la qualité de vie de l’habitant », insiste l’architecte. « Il n’est pas question d’argent à ce moment-là. Cela permet de vivre mieux sur le long terme et immédiatement après les travaux. »

Les impacts positifs pour l’habitant (sur sa santé comme son porte-monnaie) ne sont plus à démontrer. Ils le sont moins encore quant à l’environnement. En matière de nouvelles constructions, les normes sont d’ailleurs établies pour respecter un cahier des charges précis qui permette d’atteindre les objectifs climatiques fixés par l’Europe. Donc tout nouveau bâtiment est conçu dans le but d’être aussi neutre que possible. 

Il est essentiel d’intégrer une démarche d’amélioration énergétique dans tout processus de rénovation !

— Stéphanie Nourricier

Pour les bâtiments existants, l’affaire est toute autre. « L’ampleur de la tâche en matière de rénovation énergétique des bâtiments est réelle », explique Stéphanie Nourricier, Directrice de la Plateforme Maison Passive. Il existe encore d’innombrables bâtiments et maisons qui n’ont pas de double vitrage. L’argent peut en être la cause bien sûr, mais ce n’est pas la seule ! Ne pas savoir par où commencer, à qui s’adresser ou s’inquiéter des travaux et de l’énergie qu’il faudra fournir pour les mener à bien sont aussi de vraies raisons, pour notre experte. « Les freins à la rénovation sont parfois purement psychologiques, parfois d’ordre pratique. » 

Et dans ce cadre, il est fréquent de prévoir les travaux, une étape après l’autre. Attention toutefois à ne pas improviser au fur et à mesure. « Lorsqu’on souhaite entamer une rénovation, il est vraiment préférable de demander un audit, ce qui permet de fixer l’ordre des travaux à réaliser. Il faut penser la rénovation dans sa globalité et tenir compte des facteurs énergétiques », rappelle Stéphanie Nourricier. Et de détailler : « Il est essentiel d’intégrer une démarche d’amélioration énergétique dans tout processus de rénovation ! Il y a 3 postes dont il faut absolument tenir compte. L’augmentation du confort (la température intérieure moyenne des logements est plus élevée après rénovation). La réduction de la facture énergétique (un bon niveau de performance combine augmentation du confort et baisse de consommation). La diminution des émissions de CO2 (sans changement du combustible utilisé. Elle est directement proportionnelle à la diminution de la consommation). » 

Attention toutefois à ne pas tomber dans un piège marketing du greenwashing. Le procédé qui consiste à communiquer sur l’aspect écologique d’un produit qui ne l’est pas, est déjà bien connu dans d’autres domaines tels qu’alimentaire ou vestimentaire. Il l’est moins pour le domaine de la construction et de la rénovation. C’est pourtant une réalité, ce que rappelle Thierry Wantens : « Il y a beaucoup de produits sur le marché qui ne sont pas durables, mais qui veulent le faire croire via des publicités. »

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