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Travailler sous le soleil : les règles à suivre pour profiter d’une “workation” en toute tranquillité

28.09.2023
par Emmanuelle Praet

Profiter de sa résidence secondaire ou simplement d’un long séjour au soleil pour travailler loin de son bureau ? Plus qu’un rêve, cette possibilité est devenue réalité, à  condition de suivre des règles strictes. Explications et témoignages.

« La vue depuis mon bureau, ce sont les palmiers et le soleil toute la journée. Le bruit, ce sont les chants des oiseaux dès mon réveil, à 5 heures ! C’est l’heure à laquelle je me lève pour mes clients vivant en Belgique. Pour eux, rien ne change : leurs appels vers mon bureau à Bruxelles sont relayés par Internet, ici, à Alicante. Je réponds 7 jours sur 7 comme si j’étais au bureau. Ma priorité reste le service que je leur offre. Je peux tout gérer à distance, même la signature de contrat grâce à ItsMe. La seule différence, c’est que je peux m’accorder une pause pour un tour en bateau ou pour manger sur ma terrasse. Ce cadre de travail me permet de décompresser », explique Isabelle, Agent immobilier et Courtier d’assurance.

Un accord indispensable

Travailler depuis son lieu de vacances, une pratique qui s’est développée il y a 3 ans lors de l’épidémie de Covid, porte désormais un nom : workation, une fusion entre le travail (work) et les vacances (vacation). Mais télétravailler, que ce soit en Europe ou au bout du monde, implique le respect de règles strictes. « La première, pour un salarié, c’est avoir l’accord de son employeur formalisé par un avenant au contrat. Il est indispensable d’y insérer le lieu et l’horaire de travail en tenant compte de la fonction exercée et de l’obligation d’être joignable », explique Katleen Jacobs, Business Manager Legal Consultancy chez SD Worx. Les plages horaires doivent être clairement définies entre l’employeur et le travailleur, en tenant compte d’un éventuel décalage horaire et de la disponibilité demandée au travailleur.

La première règle, pour un salarié, c’est avoir l’accord de son employeur formalisé par un avenant au contrat.

- Katleen Jacobs – Business Manager Legal Consultancy chez SD Worx

Règles et Formalités

Les parties prenantes doivent anticiper au maximum les questions et problèmes potentiels, notamment en cas d’accident du travail. « Un document détaillant le lieu et la période de télétravail doit être établi entre l’employeur et le télétravailleur pour que les accidents du travail soient couverts. L’employeur doit en informer la compagnie d’assurance ».

De la même manière, pour être en ordre au niveau de la sécurité sociale belge, il est préférable de remplir des documents spécifiques, car le télétravailleur ne peut pas prester plus de 25% de son temps de travail à l’étranger (au sein de l’U.E.).

« Nous recommandons d’obtenir un document A1 de l’ONSS, qui atteste que même si le contrat de travail est temporairement exécuté à l’étranger, le salarié reste assujetti à la sécurité sociale belge ». Du point de vue fiscal, « Un télétravailleur ne peut pas excéder 183 jours à l’étranger au cours d’une année. En respectant cette limite, tous les revenus, y compris ceux gagnés à l’étranger, seront imposés en Belgique. »

Autonomie et Confiance

Chaque année, le télétravail gagne en popularité ; il offre une opportunité d’autonomie pour les travailleurs, tout en exigeant une confiance mutuelle entre employeur et employé. Un bénéfice commun !

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