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La vitamine D, une alliée dans la lutte contre la COVID-19

16.12.2020
par Fokus Online

L’hiver étant bien installé, il est important de maintenir votre taux de vitamine D à un bon niveau. Et peut-être plus encore cette année. Diverses études ont en effet montré que la vitamine D pouvait contribuer à limiter les effets de la Covid-19 sur l’organisme.

On le sait depuis bien longtemps : la vitamine D possède de nombreuses propriétés bénéfiques. Renforcement des os, entretien de notre force musculaire, prévention de l’ostéoporose, etc. Elle joue également un rôle important dans le fonctionnement de notre système immunitaire en favorisant la production d’antibiotiques naturels, comme la cathélicidine. Ses effets sur les affections pulmonaires ont également été démontrés : une carence en vitamine D nous expose davantage à l’asthme.
Les patients souffrant de BPCO (voies respiratoires rétrécies, souvent à cause du tabagisme) présentent souvent d’ailleurs une carence en vitamine D.

Ces propriétés ont incité les chercheurs du monde entier à étudier l’éventuel effet de la vitamine D sur la Covid-19. En Allemagne, aux USA ou chez nous, le verdict est identique : il y aurait un lien entre une carence en vitamine D et la prédisposition à la Covid-19.

À l’hôpital AZ Delta de Roulers, le taux de vitamine D de 186 patients atteints de la Covid-19 a été étudié. Le taux des patients contaminés était nettement inférieur à celui des personnes du groupe témoin. Plus la carence était sévère, plus le risque de dégradation pulmonaire à un stade avancé était grand. Élément surprenant : cette corrélation n’est apparue que chez les patients masculins, probablement en raison des différences entre le système immunitaire des hommes et celui des femmes. Une étude comparable, menée à l’université de médecine de Chicago sur 489 patients, a donné des résultats similaires. « La vitamine D est essentielle à la fonction immunitaire. Il a déjà été démontré par le passé que la supplémentation en vitamine D pouvait réduire le risque de contracter des infections respiratoires virales », explique le docteur David Meltzer, directeur de l’étude américaine. « Notre analyse statistique confirme que c’est peut-être aussi le cas pour les infections à la Covid-19. »

La vitamine D est essentielle à la fonction immunitaire. La supplémentation en vitamine D peut réduire le risque de contracter des infections respiratoires virales.— Dr David Meltzer, Université de médecine de Chicago

Il n’est donc pas surprenant que les autorités sanitaires britanniques aient conseillé à la population de prendre des compléments de vitamine D pendant la pandémie. Selon des chercheurs britanniques, la vitamine D jouerait un double rôle dans la limitation des effets d’une infection à la Covid-19. D’abord en favorisant la production de peptides antimicrobiens dans les cellules épithéliales de nos voies respiratoires. Ensuite, en jouant le rôle d’anti-inflammatoire lorsque l’organisme est contaminé.

Malgré les effets bénéfiques de la vitamine D pour notre santé, de nombreux Occidentaux semblent encore souffrir de carences. Cela s’expliquerait par le fait que notre alimentation, même saine, n’a que peu d’influence. 10 % de notre apport en vitamine D provient de ce que nous mangeons, le reste est produit grâce à la lumière du soleil. Or, dans nos régions, l’intensité de la lumière du soleil n’est pas toujours au rendez-vous pour permettre une production suffisante de vitamine D. En hiver particulièrement. Et plus généralement pour les personnes passant peu de temps dehors ou pour les personnes âgées, qui produisent naturellement moins de vitamine D.

Un bon moyen d’éviter les carences en vitamine D est donc de prendre des compléments. Le Conseil supérieur de la santé a publié des directives à ce sujet. Il recommande 400 UI (unités internationales) de vitamine D par jour pour les enfants dès la naissance, 600 UI pour les adolescents et les adultes, et 800 UI à partir de 60 ans ou pour les femmes enceintes. Des doses encore plus hautes sont recommandées dans certains cas, par exemple pour les personnes qui ne sortent plus. Il convient toutefois de ne pas exagérer : la dose maximale s’élève à 2000 UI pour les enfants et à 3000 UI pour les adultes, sauf raisons médicales très spécifiques.

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