Fêtes

A table dans le monde

16.12.2020
par Fokus Online

Fruits de mer, rôti en sauce et bûche de Noël font partie des mets les plus courants en Belgique. On écume ici quelques tables dans le monde, à la découverte d’autres traditions culinaires. Baleine, barbecue et bacalaos au programme. 

Les fêtes de fin d’année ne sont pas partout célébrées de la même manière. Une raison parmi d’autres est que Noël est d’abord une fête religieuse, et que 39 % de la population seulement serait d’obédience chrétienne. Cela étant, la tradition s’exporte de plus en plus en tant que célébration familiale, ce qui nous offre de drôles de repas, vus de chez nous.  

Le Japon ne célèbre pas, historiquement, Noël. Cette fête se confond même en partie avec celle des amoureux. Ce sont d’ailleurs traditionnellement les seuls qui s’offrent et reçoivent des cadeaux. Ces dernières années, Noël s’est implanté par la voix des expatriés européens, qui cherchaient à retrouver pour l’occasion les saveurs occidentales. Ils se sont tournés alors vers une compagnie de fast food bien connue pour son poulet frit. KFC a su rebondir dessus et propose un menu spécial Noël. Il est courant désormais que des familles entières en prennent à emporter ! 

Parmi les repas de Noël atypique, citons les barbecues au soleil. C’est le cas de l’Australie. Les températures dépassent les 30°C dans certaines parties de l’île. Alors on se retrouve sur la plage ou dans les parcs et on fait l’impasse sur le vin chaud. Les plateaux de fruits de mer sont, comme chez nous, une tradition en entrée. Mais les Australiens ont aussi des recettes bien à eux pour les plats comme le jambon aux clous de girofle, accompagné de salades froides. S’en suit un dessert fruité comme le pavlova (à base de meringue et crème fouettée). La manière de fêter Noël fait la spécificité de ce pays très cosmopolite, davantage que les mets proposés. Pour la petite anecdote, certains Australiens préfèrent célébrer Noël en juillet pour respecter l’ambiance hivernale, où les longs repas réchauffent les familles, la neige aux portes des chaumières.

Le Kiviak : dans un phoque évidé, laissez mariner pendant 7 mois le corps entier de 500 oiseaux. Ouvrez pour Noël et dégustez.

Comme en Australie, le repas de Noël en Afrique du Sud prend place en été. Et au menu parfois, des chenilles frites ! Elles se mangent toute l’année pour les repas de fête. Mais c’est en décembre qu’elles sont les meilleures : toutes fraîches. Pour les fragiles de l’estomac, le reste du repas se rapproche des traditions anglaises. Dinde, rôti de bœuf ou cochon de lait aux raisins, suivi du fameux pudding
aux abricots.

Pour un Noël unique, au plus proche du Père Noël, réservez vos billets d’avion pour le Groenland. Poissons et viande y sont plus accessibles que les fruits et légumes frais. On y raffole du « mattak », une peau de baleine crue, servie en petits dés avec sa viande. Ce plat aurait un petit goût de noix de coco, paraît-il. Compliqué en revanche de s’avancer quant aux saveurs du « kiviak ». Avec une préparation de 7 mois, c’est un plat assez extraordinaire. Dans un phoque évidé puis refermé, il faut laisser mariner pendant des mois le corps entier (viscères, pattes et plumes comprises) de 500 mergules (petits oiseaux). Pour Noël, on ouvre, on sert et bon appétit !

En tant que pays majoritairement chrétien, le Mexique ne plaisante pas avec Noël ! Les maisons et les rues brillent de mille feux, mais sur les tables, ni dinde ni chaperon. Vous pourrez déguster la très chaleureuse soupe pozole, avec son assaisonnement d’ail et de chili. Ce potage à base de poulet ou de porc est souvent servi avec de l’avocat et du citron vert. À suivre, un plat aujourd’hui disparu sur nos tables : le bacalao. Un mets à base de morue séchée, tomate et pommes de terre. On termine ce tour de table avec les tamales, des papillotes traditionnelles, farcies de toutes les fantaisies, sucrées comme salées. 

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