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Pourquoi les PME forment-elles l’épine dorsale de notre économie (internationale) ?

« Certains rêvent d’un monde meilleur. D’autres restent éveillés et agissent » : si cette déclaration doit s’appliquer, c’est bien aux PME. Les petites et moyennes entreprises sont source de prospérité, d’emploi et de progrès. Mais alors, le soutien nécessaire est désespérément indispensable.

« Les petites et moyennes entreprises forment l’épine dorsale de l’économie européenne. Leur développement et leur croissance sont essentiels pour améliorer la compétitivité de l’Europe et renforcer son attractivité en tant qu’espace d’investissement et de production. Nous devons donc les aider avec des stratégies d’internationalisation efficaces qui leur permettent de saisir des opportunités sur le marché mondial. » Ce ne sont pas nos mots, mais ceux de l’eurodéputé autrichien Paul Rübig. Et il a raison : il n’y a pas moins de 23 millions de PME dans l’UE. Elles représentent ensemble 99 % des entreprises et 58 % du chiffre d’affaires total de l’UE. D’autres chiffres ? Que penser du fait que 67 pour cent de tous les emplois dans le secteur privé et jusqu’à 85 pour cent de tous les nouveaux emplois sont dus aux PME ?

En Belgique également, le rôle des PME dans l’économie ne peut guère être surestimé : 99,8 % des entreprises en Belgique sont de petite ou moyenne taille. Elles représentent ensemble plus de la moitié de la valeur ajoutée ou de la prospérité du pays. De même, le nombre d’emplois au sein des PME belges ne cesse d’augmenter.

Pourtant, les PME ne doivent pas se reposer sur leurs lauriers. Bien au contraire : pour maintenir cette position de leader en Belgique et à l’échelle européenne, il est important qu’elles continuent à se développer et à croître, et l’un des moyens les plus importants et les plus efficaces pour y parvenir est l’internationalisation.

Pourquoi l’internationalisation ?

Premièrement, elle permet aux petites et moyennes entreprises d’accéder à de nouveaux marchés et de renforcer considérablement leur compétitivité grâce aux exportations, aux importations, aux investissements, à la sous-traitance, à l’externalisation et aux partenariats. Logique, car cette vision littéralement illimitée et sans frontières leur donne accès à de nouvelles expertises et technologies ; elles peuvent évoluer grâce à leur compétence accrue et en entrant sur des marchés difficiles et inconnus, elles sont appelées à opérer à la pointe de la technologie.

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Les études menées par l’Union européenne soutiennent également cette affirmation : il existe un lien clair entre les entreprises actives à l’international et l’augmentation du chiffre d’affaires. La croissance de l’emploi au sein des PME actives à l’international est également généralement plus forte, tout comme le sont leurs investissements dans l’innovation. Bref, plus les PME franchissent ce pas vers l’internationalisation, meilleures sont les performances économiques de la Belgique et de l’Europe en général.

Une autre raison importante pour les PME de s’internationaliser est l’impact social et sociétal. En 1990, par exemple, 35 pour cent de la population mondiale vivait avec moins de 2 dollars par jour, un pourcentage qui avait déjà été réduit à moins de 10 pour cent en 2015, en raison des effets positifs de l’ouverture des échanges commerciaux et de l’accès au marché mondial. À titre d’illustration : une étude de la banque HSB a montré que plus d’un cinquième des petites et moyennes entreprises exportent plus de la moitié de leurs revenus totaux.

L’importance de l’e-commerce

Ce qui peut jouer un rôle extrêmement important dans cette internationalisation, c’est le commerce électronique. Prenons simplement les chiffres de la seule Belgique : pas moins de 20.000 nouvelles boutiques en ligne se sont ajoutées en 2020 à celles déjà existantes, représentant un total de plus de 48.000 entreprises et un marché de 8,8 milliards d’euros. Si on élargit le point de vue, on constate que le marché de l’e-commerce en Europe a progressé de 12,7 % en 2020, soit un chiffre d’affaires en ligne de 717 milliards d’euros. On s’attend à ce que d’ici 2023, plus de 80 % de la croissance des colis postaux dans l’UE proviendront du commerce électronique. Et en ce qui concerne la société internationale de transport express FedEx, au cours des 12 mois précédant la pandémie, plus de 60 % du nouveau trafic lié à l’-e-commerce était constitué d’exportations internationales.

En termes d’expansion internationale, le commerce électronique apparaît donc comme le business idéal, à condition que les barrières commerciales soient encore davantage abaissées, que les acteurs soient suffisamment soutenus en ressources et en savoir-faire, et que les entrepreneurs aient le courage de laisser de côté leur esprit de clocher, ce qui est heureusement de plus en plus le cas chez les jeunes entrepreneurs.

Focus sur les jeunes

C’est pourquoi il est important non seulement de se concentrer sur les PME et leur stratégie internationale, mais aussi de donner aux jeunes l’envie d’entreprendre. Beaucoup de ces hommes et femmes enthousiastes ont en fait conçu un (idée de) produit ou service ayant un potentiel international incroyable, ou dans certains cas ils ont même développé une entreprise capable de s’attaquer à un problème social, économique ou environnemental dans le monde entier et qui mérite tout le soutien nécessaire.
Il est dès lors important d’investir dans des programmes de mentorat étudiant, où les jeunes découvrent la réalité de la vie professionnelle et apprennent des professionnels qui les aident à créer leur propre entreprise. Par exemple, FedEx le fait déjà depuis 20 ans avec son programme Junior Achievement, où les professionnels de FedEx soutiennent les jeunes à l’aide d’une formation pratique et d’un mentorat. Et ce ne sont pas seulement les jeunes qui en bénéficient, mais aussi les membres de l’équipe, tant en termes de carrière que de développement personnel.

Ce type de programmes permet aux PME de trouver du personnel (jeune), non seulement formé professionnellement, mais également hautement utile, doté d’un esprit d’initiative proactif et disposant des compétences nécessaires.

Mesures de soutien

L’eurodéputé que nous avons cité plus haut a déposé une proposition législative afin de développer un portail en ligne multilingue contenant des informations sur les marchés prioritaires pour les PME. En outre, son rapport a souligné l’importance d’une sorte de programme Erasmus pour les jeunes entrepreneurs, qui leur permettrait d’acquérir et d’échanger des expériences, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’UE. En effet, dans un monde globalisé, les petites et moyennes entreprises (PME) doivent être en état de faire face à la concurrence croissante des économies développées et émergentes.

67 % de tous les emplois du secteur privé et 85 % de tous les nouveaux emplois sont créés par des PME.

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En outre, en 2008, la Commission européenne a lancé le Small Business Act (lié en 2011 au plan d’action « Small Business, Big World — un partenariat pour aider les PME à exploiter les possibilités du marché mondial »), qui a appelé les États membres à soutenir et encourager les petites et moyennes entreprises à tirer parti de la croissance des marchés situés en dehors de l’UE par le biais d’aides spécifiques selon les marchés et des formations professionnelles appropriées au monde de l’entreprise. Pour ce faire, elles pouvaient faire appel aux ressources du Fonds européen de développement régional, de loin la plus importante source de financement des petites et moyennes entreprises dans l’UE, qui a mis à disposition des entreprises, notamment les PME, pas moins de 70 milliards d’euros entre 2007 et 2013. Cela s’est également traduit par 78 000 créations d’entreprises, soit au moins 268.000 emplois permanents dans des PME.

Le rôle de soutien des autorités publiques ne doit donc pas être sous-estimé, d’autant moins que la plupart des PME disposent de moins de ressources que les multinationales pour rivaliser à l’échelle internationale. C’est ce que les PME elles-mêmes ne manquent pas de signaler. Les chiffres de la Commission européenne montrent que 11 % des entreprises qui recourent à des mesures de soutien de leur gouvernement admettent que, sans ce soutien, elles n’auraient pas été en mesure de se développer à l’international.

Le commerce électronique semble être l'activité idéale pour une expansion internationale.

Accompagnement par des organisations disposant d’un réseau international

FedEx est un bel exemple d’une organisation qui accompagne des PME dans leurs ambitions internationales : elle lance pour la première fois en Europe son Small Business Grant Competition dans 16 pays (contre trois au départ en 2016). L’entreprise de messagerie a mis 250.000 euros à la disposition des PME pour les aider à se développer. Les finalistes ont la possibilité de remporter le premier prix de 50.000 euros, ou l’un des trois prix suivants : Digital Excellence, Sustainability Champion ou Innovation Mastermind, d’une valeur de 15 000 euros chacun. Le FedEx Small Business Grant Competition se déroule également aux États-Unis depuis 2012.

Qui est éligible ? Des PME innovantes au niveau de leur produit, de leur service ou de leur modèle d’entreprise, qui ont le potentiel de stimuler le développement socio-économique et qui intègrent la durabilité environnementale dans leur mode de direction et dans différents autres domaines. Mais surtout, le jury est enthousiasmé par les entreprises qui montrent qu’elles sont prêtes à pénétrer des marchés transfrontaliers et à commercer à l’échelle mondiale. Des PME qui peuvent déjà acheter ou vendre au-delà des frontières, ou qui ont développé un plan d’affaires solide pour le faire. Des PME qui ont un produit ou un service avec un potentiel énorme pour le marché mondial, ou qui prennent des mesures pour s’assurer que leur produit ou service soit conforme aux certifications ou réglementations en vigueur dans des pays autres que leur pays d’origine.

Signalons également l’implication de FedEx dans le programme pour jeunes en Europe, mentionné précédemment, Junior Achievement, qui vise à permettre aux écoliers et aux étudiants de découvrir l’entrepreneuriat. « Avec les jeunes, nous le faisons grâce à une formation pratique et au mentorat assurés par nos professionnels de FedEx », a déclaré Helena Jansson, Senior Vice President Finance International, FedEx Express. « Nos jeunes professionnels se portent volontaires pour encadrer les étudiants et partager leurs connaissances dans leurs domaines d’expertise, tels que le marketing, la finance et la logistique, et pour les aider à créer leur propre entreprise – appelée Junior Company. » S’ils le font correctement, ils ont une chance de gagner le FedEx Access Award ; pour certains, c’est une incitation supplémentaire à poursuivre leur activité entrepreneuriale après le programme de formation. »

04.10.2021
par Fokus Online

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FedEx Corp. (NYSE : FDX) fournit à ses clients et entreprises, une large gamme de services de transport, de e-commerce et d’affaires à l’échelle mondiale. Avec des revenus annuels de 87 milliards de dollars, l’entreprise propose des solutions commerciales intégrées grâce à un réseau de filiales et sociétés d’exploitation qui opèrent conjointement, collaborent et innovent numériquement sous la marque reconnue FedEx. Constamment classée parmi les employeurs les plus admirés et les plus fiables au monde, FedEx encourage ses équipes, soit près de 560.000 personnes, à mettre au cœur de leurs priorités la sécurité, les normes éthiques et professionnelles les plus strictes ainsi que les besoins de leurs clients et de leurs communautés. FedEx s’engage à mettre en relation les personnes et les possibilités dans le monde entier de manière responsable et ingénieuse, avec pour objectif l’atteinte de la neutralité carbone pour ses opérations d’ici 2040.

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