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On n’écrit pas l’histoire du développement durable tout seul

28.09.2023
par Fokus Online

Chaque entreprise adopte son propre parcours vers un avenir durable. Mais l’objectif final est le même pour toutes : viser la neutralité carbone d’ici 2050. Cela nécessite un véritable examen de conscience dans les limites de sa propre organisation. Et si cela ne suffit pas, il faut s’y atteler ensemble.

Bien sûr, une entreprise n’est pas l’autre. Et si toutes ont un impact sur l’environnement, ce sont surtout les grands acteurs qui exercent le poids le plus important. PepsiCo, le numéro deux mondial de l’alimentation, en est pleinement conscient. « Nous avons la responsabilité de montrer la voie. C’est tout simplement crucial pour un avenir durable », déclare Japo Ouwerkerk, Corporate Affairs Director. « Nous devons aujourd’hui faire en sorte que le développement durable imprègne toutes les fibres de l’entreprise, ce qui n’est pas une mince affaire. »

Face à ces défis, l’entreprise s’est mise à la tâche. PepsiCo Positive est leur feuille de route pour opérer dans les limites de la planète et promouvoir un changement positif pour l’homme et l’environnement. « Cette stratégie de bout en bout a tout accéléré, plaçant le développement durable au cœur de l’organisation », déclare Rozanne Drost, Sustainability Sr. Manager du développement durable. « Nous opérons à partir de trois piliers positifs : une agriculture positive, une chaîne de valeur positive et des choix positifs. Nous avons quelques ingrédients clés dans notre portefeuille, comme les pommes de terre, les céréales, mais aussi le maïs et l’huile, que nous utilisons pour cuire de nombreux produits. Cela nous positionne comme un acteur majeur dans le secteur agricole. Dans ce cadre, nous travaillons sur l’agriculture régénératrice en collaborant avec les cultivateurs et les agriculteurs pour rendre la terre plus saine. »

Pour atteindre son objectif ambitieux de parvenir à une consommation nette zéro d’ici 2040, PepsiCo mise sur la chaîne de valeur positive. Cela implique une utilisation efficace et durable de l’énergie et de l’eau, ainsi que le recyclage des emballages en plastique. Les choix positifs, à leur tour, impactent directement les produits qu’ils fabriquent. « Il s’agit de la valeur nutritionnelle de notre portefeuille de produits, qui se compose essentiellement de boissons non alcoolisées et d’en-cas. Nous voulons offrir aux consommateurs des choix plus sains et adapter les produits existants, sans affecter l’expérience gustative. »

Pour atteindre efficacement les objectifs, nous avons besoin les uns des autres. Il faut donc créer une infrastructure qui rend cela possible.

- Rozanne Drost, Sustainability Sr. Manager du développement durable

Mais cette quête va naturellement bien au-delà des usines de l’entreprise ou même du secteur dans lequel elle opère. Le chemin vers le zéro net est une responsabilité partagée à l’échelle mondiale. « Pour atteindre ces objectifs de manière efficace, nous avons besoin les uns des autres. Il faut donc créer une infrastructure qui rend cela possible », déclare Rozanne. « Et collaborer avec les détaillants, les agriculteurs, les consommateurs… L’an passé, par exemple, nous avons apposé un nouveau logo sur nos emballages pour indiquer aux consommateurs la meilleure façon de se débarrasser de nos emballages vides. »

Pour parvenir à une coopération constructive, on a besoin de réunir différents partenaires : les autorités locales et régionales ainsi que les grandes entreprises, les PME et les start-up, estime M. Japo. « Il faut parfois faire preuve d’audace et de courage. Et pour cela, il faut commencer par soi-même, puis inspirer les autres acteurs et collaborer avec eux. C’est ainsi qu’on peut s’encourager et s’inspirer mutuellement. Si une usine se met soudain à fonctionner entièrement à l’énergie renouvelable, d’autres suivront et, ensemble, on peut alors faire la différence ».

PepsiCo donne déjà le bon exemple. En ce qui concerne l’utilisation de l’eau, l’entreprise collabore avec Natuurpunt en Flandre occidentale, entre autres, pour retenir l’eau de pluie par le biais d’une sorte de zone humide attenante afin de restaurer les niveaux naturels de la nappe phréatique d’eau douce. Et à l’usine de Veurne, un système d’intelligence artificielle sophistiqué surveille avec précision la quantité d’eau utilisée à chaque étape de la chaîne de production. 

Enfin, PepsiCo collabore avec plusieurs partenaires locaux afin d’utiliser la chaleur résiduelle pour chauffer toute une zone résidentielle à Suikerpark. Un projet à long terme qui pourrait bientôt démarrer, selon M. Japo. « L’urgence est partout. Nous devons donc examiner ensemble ce qui peut être fait, et adapter les procédures, voire les réglementations, le cas échéant. Car le grand objectif commun est de réduire la consommation d’eau et les émissions de CO2. Cela devrait vraiment être la priorité de chacun. Il est donc temps d’unir nos efforts et de marcher dans la même direction. »

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