rapport ESG
Business

Le rapport ESG : vers une économie plus durable et respectueuse

28.09.2023
par Rachid Ounaim

Les rapports financiers d’une grande entreprise sont d’excellents indicateurs pour en connaître la santé, mais ils ne seront bientôt plus suffisants. Un nouveau document devra dorénavant être rendu public : le rapport ESG. 

Derrière ces trois lettres se cachent les critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance. Dans un monde où l’écologie et le respect de l’environnement sont devenus des sujets de premier ordre, la question d’un changement vers une économie plus durable ne se pose plus. Et cela s’applique également aux entreprises. Ainsi, l’Union Européenne a-t-elle donné son approbation pour que les entreprises soient tenues de dévoiler des informations détaillées sur leurs politiques de durabilité.

L’objectif avoué étant de responsabiliser les entreprises sur cette question essentielle, mais également d’assurer une transition vers une économie plus respectueuse. Cette directive européenne se nomme CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) et s’appliquera progressivement à partir de l’exercice 2024. Elle concerne les entreprises cotées sur les marchés boursiers européens, ainsi que celles non-cotées mais affichant des chiffres supérieurs à deux des trois seuils suivants : 500 salariés, 40 M€ de chiffre d’affaires et 20 M€ de bilan total. L’accent devra être mis sur la situation actuelle de l’entreprise et sur les objectifs de durabilité qu’elle se fixe pour l’avenir. Les exemples sont légion : la performance énergétique du patrimoine immobilier, la consommation d’eau annuelle, l’intégrité fiscale…Le rapport ESG en constitue le bilan concret et publié, rendu disponible au grand public. 

Nous contribuons à notre manière à un monde meilleur.

- Frederick d’Hauw, Partner en charge des questions durables chez Page Executive

Certaines entreprises ont anticipé par rapport à cette thématique en optant d’ores et déjà pour une réelle transparence. Comme Vandemoortele, le producteur alimentaire familial belge, spécialiste en produits boulangerie surgelés, huiles et matières grasses, qui combine déjà son rapport ESG à ses documents financiers.  « Cela nous permet d’expliquer  aux parties prenantes internes et externes ce que nous faisons, mais aussi pourquoi nous prenons certaines décisions et comment nous créons de la valeur », confie Aurélie Comhaire, responsable du développement durable du groupe. Ce rapport constitue un argument de communication solide pour les entreprises. Il peut contribuer à une meilleure notoriété, voire à une hausse de la rentabilité auprès de clients, finaux ou potentiels, sensibles aux critères de durabilité.  C’est également un argument non-négligeable pour recruter de nouveaux talents attentifs aux bouleversements actuels. « Il est certain que les jeunes préfèrent travailler pour un employeur durable », affirme Aurélie Comhaire.

Même son de cloche auprès du cabinet de recrutement Michael Page : parler des critères ESG permet indéniablement de se différencier de la concurrence.  « Travailler pour une entreprise affichant des valeurs orientées durabilité est un critère primordial pour les différentes générations présentes sur le marché de l’emploi », précise Frederick d’Hauw, Partner en charge des questions durables chez Page Executive. Entre une législation de plus en plus cadrée et des candidats intéressés par le sujet, les dés sont jetés..  « Nous demandons à nos clients de mettre en place des actions lors des conceptions de fiches de recrutement. Dans 80% des cas, la thématique des ESG est abordée », souligne Frederick d’Hauw. 

Conscient de l’impact, Michael Page met également à disposition un rapport ESG dans lequel sont citées, entre autres, les réalisations sociales de chaque filiale. En Belgique, le choix a été porté sur Diversicom, une ASBL qui vient en aide aux personnes en situation de handicap, dont Michael Page est partenaire. « Nous contribuons à notre manière à un monde meilleur », conclut Frederick d’Hauw.

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