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Finance

Le don de donner

28.01.2021
par Fokus Online

Vous voulez aider une cause ou une association vous tenant à cœur ? Le fait de « donner » de l’argent demeure bien entendu le moyen le plus direct de marquer concrètement votre support. En fait, il existe trois moyens de « donner ». 

Tout d’abord les dons dits « normaux », qui s’effectuent par simple virement. Viennent ensuite les donations. Un acte qui s’effectue devant un notaire. La personne effectuera un don important en payant les droits de donation. Troisième moyen : le leg, consistant à inscrire sa volonté de don dans son testament pour léguer des fonds après son décès.

La solidarité n’est pas morte

« Et, quelle que soit la formule choisie, la COVID n’a pas eu de conséquences néfastes sur la hauteur des dons pour nous », nous indique Gonzalo Dopchie. Il est ancien directeur d’une association, qui continue à s’y impliquer comme bénévole dans le domaine des testaments et des legs. « Forcément, les donateurs qui ont souffert de la crise aident temporairement moins. Par contre, on observe que d’autres gens aident plus qu’avant. La modification pour l’attestation fiscale, les dons effectués en 2020 donnaient droit à une réduction d’impôt de 60 % au lieu de 45 auparavant, a sans doute joué un rôle. Bref, la solidarité est toujours de mise ! »

Quand le don se voit matérialisé, suit l’utilisation de l’argent reçu. Là, deux formules ! Gonzalo Dopchie poursuit : « soit la personne à l’origine du don fait entièrement confiance à l’association pour faire bon usage de son argent. Soit elle fait part de son souhait de voir son apport utilisé dans le cadre d’une cause ou d’un projet précis. »

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© Katie Orlinsky

Au rayon des aides possibles, le choix s’avère très large. Il existe bien entendu les causes urgentes et très médiatisées, donnant lieu à des apports rapides. Ce fut, par exemple, le cas du tsunami de 2004, du tremblement de terre de 2010 en Haïti. Ou de la dramatique explosion intervenue au port de Beyrouth l’an dernier. Mais il existe également une multitude de projets de développement à moyen ou plus long terme. Que ce soit en Belgique ou partout ailleurs dans le monde.

« Précisons aussi qu’il y a généralement moyen de se tenir au courant de l’état d’avancement d’un projet auquel on a participé via un don conséquent », ajoute encore notre interlocuteur. « Souvent, le projet terminé, une association enverra à ses principaux donateurs la preuve que le projet en question a bel et bien été finalisé. »

Des conséquences sur le long terme

Dernière bonne chose à savoir : plus l’association à laquelle on choisit de donner possède une large structure internationale, plus elle sera capable d’intervenir rapidement. « Par exemple, une association comme Caritas est présente dans presque tous les pays du monde », poursuit Gonzalo Dopchie. « Des partenaires locaux permettent non seulement de pouvoir réagir très vite. Mais surtout de suivre les évolutions d’un projet presque au quotidien. De plus, dans le cadre de Caritas International, nous suivons tous les projets avec le personnel du siège à Bruxelles. Il se rend très régulièrement sur le terrain. Pour certains pays et projets très importants, nous envoyons même du personnel sur place pour une durée limitée. Enfin, grâce à son réseau mondial et ses relais locaux, Caritas est aussi très active dans les phases de reconstruction ». Parce qu’une catastrophe ne cesse pas instantanément quand les caméras s’éteignent ou que les yeux se détournent.

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