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Finance

Investir dans un monde meilleur

16.12.2021
par Fokus Online

Tout comme en Occident, les habitants des pays en développement ont eux aussi de bonnes idées de création d’entreprises. Mais contrairement à nous, l’accès au capital y est souvent très limité. Des sociétés d’investissement à finalité sociale comme Incofin cvso tentent de combler cet écart. Le Président Michiel Geers s’explique.

Un grand esprit d’entreprise

Incofin est une société coopérative à finalité sociale (SCFS) qui accompagne les populations des pays émergents depuis près de 30 ans. « Ce sont des gens avec peu de ressources, mais souvent avec un grand esprit d’entreprise », explique Geers. « Avec quelques centaines d’euros à peine, beaucoup de ces personnes à la tête d’une petite entreprise peuvent développer leur activité et prospérer, pour elles, leur famille et leur environnement. »

La nécessité de telles initiatives est liée avec le manque d’infrastructures locales dans les économies émergentes selon Geers. « Par exemple, si vous habitez très loin, à 100 km de la banque la plus proche et si vous n’avez pas de voiture, contracter un prêt n’est pas évident. D’autant que ces personnes ont rarement des antécédents de crédit et ne reçoivent tout simplement pas d’argent. À moins de se tourner vers les loan sharks et les usuriers, au risque de s’enfoncer davantage dans la misère. »

Ces personnes ont peu de ressources, mais souvent un grand esprit d’entreprise.

Budget d’assistance technique

La plupart des fonds sociaux n’investissent pas directement dans les entrepreneurs, ce qui serait trop lourd. Ils opèrent par l’intermédiaire de sociétés de microfinance, par exemple au Pérou, au Kenya ou en Inde. Geers : « Elles fournissent les services financiers nécessaires (crédits, assurances, etc.) pour donner de l’oxygène aux micro-entrepreneurs. Tous ces investissements ont un impact clair au niveau local et répondent à six “objectifs de développement durable” des Nations Unies : as de pauvreté, Faim “Zéro”, Égalité entre les sexes, Travail décent et croissance économique, Innovation et infrastructure, et Réduction des inégalités. »

Par ailleurs, Incofin dispose également d’un « budget d’assistance technique » d’environ 100 000 euros par an. « Nous intervenons nous-mêmes également dans les pays en développement pour rendre l’ensemble du processus de crédit plus aisé et plus rapide. Au Kenya, par exemple, nous avons aidé notre partenaire local dans le développement de processus de numérisation. À Haïti, après le séisme, nous avons construit des agences bancaires mobiles, afin que redémarrent rapidement les échanges économiques normaux. » 

Investir pour rendre le monde meilleur est bien sûr un objectif très noble, mais le retour sur investissement reste un point important pour de nombreux investisseurs qui seront probablement aussi intéressés par le retour sur investissement. « L’impact social est incontestable, mais Incofin cvso poursuit également un retour financier », explique Geers. « En tant que SCFS, nous ne sommes pas autorisés à verser de plus-values ​​sur actions. Mais au cours des 17 dernières années, nous avons toujours réussi à verser un dividende de 1 à 2,5 %. Exceptée l’année dernière, en raison de la pandémie de covid-19. Nous souhaitons revenir à un dividende pour 2021. Enfin, les investisseurs dans Incofin cvso ont également droit à une réduction d’impôt de 5 %, s’ils conservent les actions pendant au moins cinq ans. » 

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