E-commerce

Simon Polet (Merchery) : Commencer avec un seul produit

22.09.2021
par Fokus Online

La folie des goodies s’est emparée des entreprises : Bic, porte-clés, gourdes, clés USB, et autres petits objets de plus ou moins bonne qualité.

Et devant cette marée de plastique jeté, des entreprises s’activent. Simon Polet est le co-fondateur de l’une d’elles.

Attention, il ne prétend pas sauver le monde ! Mais faire les choix les plus rationnels possibles pour trouver le bon équilibre entre écologie et rentabilité. Moins de storytelling hypocrite, plus de transparence, c’est la vraie promesse de merchery.

Son CV :

2020-aujourd’hui : Co-founder de Merchery (goodies durables)
2018-aujourd’hui : Co-founders de Drink Big (gourde)
2017 : AssoeFounders, un studio startup franco-belge, spécialisé dans le SAAS B2B
2014-2015 : Master Finance, Louvain School Management
2011-2014 : Bachelor Economics et management, Namur

Le pitch :
« Merchery, une entreprise qui vend et personnalise des objets promotionnels et des cadeaux d’entreprise beaux et durables. »

ENTREPRISE en quelques chiffres :
Lancé en 2020
Une équipe de 11 personnes
Présence dans 25 pays
Déjà 300 clients

Dans cet épisode :

1’38 : Son parcours, de Namur à Paris
« J’ai travaillé chez eFounders, ça a été formateur. Ça m’a parmi d’être témoin de boîtes qui grandissent bien, qui fonctionnent bien, d’entrepreneurs qui sont talentueux. J’étais associate. Quand ils démarraient un projet, il y avait un cofondateur technique et des associates. En fonction de l’état d’avancement du projet, j’avais des rôles différents. Au début du projet, tu contactes des gens pour tester le produit, tu itères sur les produits. Puis si le projet est plus avancé, tu essaies de trouver le premier client tout simplement, donc plutôt partie business. J’étais un peu la main à tout faire, mais en même temps, super parce que j’étais en contact avec les gens d’eFounders qui sont super inspirants. »

7’38 : Ce qu’il a appris chez eFounders
« L’ambition, c’était le thème de la première partie de ma vie professionnelle. Je suis rentrée dans un train qui allait vite, j’ai pu absorber tout ce que je voyais autour de moi, et par la suite il a fallu déconstruire un peu. La structure qui est mise en place par eFounders est complètement déloyale. C’est des moyens extraordinaires, un réseau extraordinaire. Et quand tu dois construire une boîte tout seul, sans un studio comme eFoudners, c’est beaucoup plus compliqué. »

9’51 : Son Why perso
« J’ai toujours été malheureux comme une pierre en tant qu’employé. Enfin… pas malheureux, mais je savais dès le début que je ne voulais pas être employé toute ma vie. J’avais besoin de m’exprimer au-delà de ma fonction. Je savais que je ne voulais pas rester là, c’était une expérience assez torturante. Je savais que je voulais entreprendre et je suis assez obsessionnel. Aujourd’hui, je viens tous les matins, trop heureux. En tant qu’employé, j’avais l’impression de vouloir créer quelque chose, mais que ça ne sortait pas. »

16’40 : De la vente de gourdes via Instagram (Drink Big)…
« On a commencé avec la vente de gourdes. C’était une boîte B2C. On a monté ce projet assez rapidement, il s’est avéré que c’était un bon projet pour démarrer. C’est un produit qui se markète assez bien sur Instagram, il est assez facile à shooter, il est petit, il est pratique, utilisé partout, dans tous les contextes. Il se met facilement en scène aussi. Et surtout, en termes de business, c’est un petit objet, qui ne doit pas s’essayer, donc facilement vendable online. Il est incassable, donc pas de retour. Donc c’était un bon projet de départ. Mais je t’avoue qu’à la base, le but n’était pas de les personnaliser. C’est venu quand une entreprise nous en a fait la demande. »

21’37 :… à Merchery, entreprise de goodies durables et de qualité
« La chance qu’on a eue, c’est qu’on avait Drink Big. Comme c’était sur le côté de notre travail, on ne se payait pas. En 1 an et demi, on a fait un chiffre d’affaires de 200 mille euros, ce qui est déjà pas mal. Et on a investi l’argent de Drink Big dans Merchery. On a choisi de réaliser le site nous-même vu qu’on fait de la personnalisation. Et au total, on doit avoir investi 11 ou 12 mille euros, qui ont par la suite été subsidiés, donc, en fait, on a investi moins que ça. C’est un projet peu gourmand, parce qu’on n’a pas de stock, contrairement à Drink Big, pour lequel on avait investi 4-5 milles euros chacun, pour produire les quantités minimales. »

27’37 : « La stratégie, c’est d’être basée partout à la fois. »

31’18 : Le choix des produits, biosourcés, locaux ou impliquant un comportement positif

36’38 : RSE et durabilité dans l’entrepreneuriat

« Quitte à créer un business, autant avoir un impact positif. »

46’14 : Le vrai coût de l’entrepreneuriat

49’02 : L’entrepreneuriat, reflet de la société
« Culturellement, on ne démarre pas tous au même endroit. L’entrepreneuriat, c’est un bon reflet de la société. Il y a des gens qui ont une éducation dans l’entrepreneuriat, c’est un point en plus. Il y a des gens qui ont un réseau familial, c’est un point en plus. Il y a des gens qui ont été éduqués dans la réussite, c’est un point en plus. En dehors de l’aspect financier, il y a aussi un aspect d’éducation sociale qui ne met pas les gens sur un pied d’égalité. »

56’50 : « Il y a plein de façons de se financer. »
« Il y a plein de façons de se financer. Je suis étonné de voir que le capital risque est de plus en plus disponible. On n’est pas obligé de lever des fonds, mais si on veut, il y a de plus en plus d’argent disponible, public ou privé, avec une contrepartie, mais donc c’est possible. Je trouve qu’il y a déjà assez d’aides gouvernementales. Il doit y en avoir, elles doivent être malines, mais elles ne doivent pas être excessives. Je pense qu’il y a trop de projets qui sont subsidiés et qui ne survivent que grâce à cela. »
Bienvenue dans le podcast Ô Summum ! Notre but : inspirer, démystifier, éclairer les parcours entrepreneuriaux d’aujourd’hui, en provoquant une rencontre avec des entrepreneurs aventuriers dans l’âme, ambitieux, talentueux et passionnés. Pendant une heure, ils décortiquent leur parcours, analysent leurs expériences et partagent les multiples enseignements qu’ils ont acquis !

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